À table avec bébé, le eBook

Ce eBook vous propose 5 semaines de menus pour des familles avec un bébé de plus de 7 mois ayant déjà intégré les allergènes prioritaires.

Construire un menu complet de repas familiaux qui incluent les plus petits peut être stressant, surtout quand on veut s’assurer d’offrir des aliments complets qui répondent à tous leurs besoins nutritionnels. Une fois les allergènes prioritaires intégrés, il est important de maintenir la tolérance à ceux-ci en les incluant dans les repas de manière régulière. Nous avons donc conçu cet outil de menu sur 5 semaines pour vous simplifier la vie et réduire votre charge mentale de parents !

Chaque jour, on vous suggère trois repas et deux collations et on prévoit un souper familial que les petits et les plus grands partageront avec plaisir. N’hésitez pas à le reprendre une fois les cinq semaines terminées : rien ne vous empêche de varier les repas en fonction de recettes qui vous plaisent ou encore de reprendre exactement la même formule. Avec cet outil, vous serez assurés de servir à votre bébé et à votre famille des repas équilibrés qui répondent à ses besoins nutritionnels tout en maintenant une tolérance aux allergènes prioritaires.

Disponible via notre boutique en ligne!

Quand il fait chaud…

Ce n’est pas toujours facile de servir des repas appétissants pendant de grosses chaleurs, voici donc quelques idées pour vous aider à garder votre bébé hydraté tout au long de l’été en lui servant des repas frais et hydratants!

Servir des repas en sauces

Offrez des repas contenant des sauces à base d’eau, ou ajoutez de l’eau à vos recettes de pâtes. Quand vous servez du grau ou des céréales, mettez plus de lait que vous ne l’auriez fait habituellement. Éclaircissez des trempettes que vous servirez plus abondamment en accompagnement de vos repas.

(+)Boulettes de porc et sauce aux arachides

(+)Pâtes crémeuses à la patate douce

(+)Gruau du lendemain aux pommes

(+)Trempette de tofu

Servez des fruits et légumes riches en eau

Offrez du concombre qui contient 97% d’eau (servez la partie du centre en lanières aux débutants), servez du radis râpé qui contient 96% d’eau, proposez la tomates en quartier contient 94% d’eau, offrez du melon d’eau en cubes ou en lanières, des fraises entières ou des suprêmes d’agrumes qui sont aussi des fruits hydratants.

Servez des potages

N’hésitez pas à offrir les soupes et les potages froids à bébé lors des canicules!

(+)Potage aux betteraves: très bon froid!

Proposez des smoothies

Un bon smoothie avec une base de yogourt nature et une tonne de fruits et de légumes fera un repas nourrissant mais surtout rafraichissant en été!

(+)Smoothie délicieux

(+)Smoothie anti-gaspillage


Rédigé par Laurence Morency-Guay

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DME et orthophonie?

« Mon bébé n’était pas capable de manger des morceaux, mais même après avoir offert des purées, ça ne marche pas non plus… »

« Après plusieurs semaines de DME, mon bébé semble encore recracher chaque bouchée! »

« Mon bébé ne mange rien et il a plus de 7 mois, on a essayé toutes les textures… »

Les parents qui nous posent ces questions semblent surpris qu’après avoir vérifié quelques éléments (Bébé a bien 6 mois? Bébé est bien installé en posture assise dans un siège adéquat et pas un Bumbo? Bébé a les pieds à plat? Les aliments sont adaptés?) qui ne sont pas en cause, on les réfère en orthophonie.

Quoi? Mais il est question de l’alimentation… pas du langage?

Saviez-vous qu’un orthophoniste est un expert de la parole, du langage, de la communication, de l’apprentissage et de la déglutition (action de mastiquer ou d’avaler) ? Il n’est pas donc uniquement appelé à intervenir lorsque le bébé a des difficultés sur le plan langagier, mais aussi avec tout ce qui touche ses habiletés orales, tel que l’alimentation.

(+) Plus d’informations sur qui est l’orthophoniste

Quand le bébé n’arrive pas à s’alimenter, toutes textures confondues, qu’il recrache ses bouchées et qu’il n’y a pas d’amélioration quant à ses habiletés de mastication, il peut être question de dysphagie.

La dysphagie est un trouble de la déglutition (autrement dit, une difficulté à avaler). Elle peut être en lien avec des problématiques anatomiques et/ou physiologiques au niveau de la cavité orale, du pharynx, du larynx et/ou de l’œsophage. Un adulte ou un enfant dysphagique peut avoir de la difficulté à transférer la nourriture de façon sécuritaire et efficace de la bouche vers l’estomac.

Association québécoise des orthophonistes et audiologistes

La déglutition est une fonction essentielle de l’être humain et est de l’ordre du réflexe, c’est-à-dire qu’il s’effectue sans action nécessairement consciente et sans apprentissage. Somme toute, c’est un processus complexe nécessitant la coordination de mouvements précis de différentes régions de la bouche: des lèvres, des joues, de la langue, de la mâchoire et du palais pour la formation et la propulsion des aliments mastiqués, ainsi que du pharynx, du larynx et de l’œsophage pour le transport des aliments mastiqués et la protection des voies respiratoires. Un bébé ayant besoin de soutien pour exercer adéquatement sa déglutition a intérêt de consulter un professionnel qui l’aidera à déployer cet habileté!

Que peut faire un.e orthophoniste pour aider le bébé qui a de la difficulté à s’alimenter?

Il ou elle joue un rôle dans le dépistage des troubles de la déglutition et de l’alimentation, l’évaluation et l’intervention : peut évaluer l’intégrité et le fonctionnement des structures anatomiques impliquées dans les processus de parole et de déglutition, peut juger de l’efficacité des mécanismes de protection des voies respiratoires, peut expliquer la problématique au parent, le conseiller et l’outiller, peut suggérer des modification quant aux textures des aliments, peut recommander des exercices oro-moteurs et favoriser une bonne hygiène buccale, peut s’assurer d’un bon positionnement, peut recommander des manœuvres compensatoires. (Plus d’informations ici!)

Bien que tout ça peut être angoissant, c’est en fait beaucoup moins épeurant que ça en a l’air: avec un bon soutien, votre bébé pourra évoluer à table et finir par manger adéquatement!


Vous cherchez des orthophonistes pour aider votre petit.e qui a les difficultés énumérées ci-haut? Nos préféré.es sont celleux de l’équipe de Julie Orthophiste. Une équipe professionnelle qui sont de très bons vulgarisateurs! Nous ne sommes en aucun cas affiliées, c’est une recommandation sincère qui vient du coeur, ayant moi-même eu l’aide de Chanel avec ma fille!


Rédigé par Laurence Morency-Guay

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Pourquoi pas suivre une formation pour entamer la DME en toute confiance?

L’horaire type en DME

Quand il est question d’alimentation chez le bébé, plusieurs parents se questionnent sur la routine à suivre pour une horaire de vie et de repas facilitant.

Malheureusement, comme c’est le cas souvent pour tout ce qui touche l’enfance, il n’y a pas de norme universel puisque chaque enfant est unique. Il n’y a donc pas d’horaire type fixe pour les repas, que ce soit en DME ou en diversification traditionnelle.

Il y a toutefois quelques repères qui pourront vous aider à situer quel horaire fonctionnerait le mieux pour votre bébé.

Entre 6 et 9 mois, on doit offrir 2 ou 3 repas par jour. Idéalement, comme le lait constitue 80% de l’alimentation quotidienne du bébé, on commence par offrir le lait – et de toute façon, un bébé qui a trop faim ne risque pas de coopérer pour la découverte des aliments solides. Environ une heure après le boire et au moins une heure avant la prochaine sieste serait un moment idéal pour offrir un repas. Comme on privilégie les repas le matin et le midi pour les bébés débutants qui intègrent les allergènes prioritaires (comme on veut éviter une réaction durant la nuit), on pourrait avoir l’horaire suivant pour les repas, en considérant bien sur que tout dépend de l’heure de réveil de bébé:

7h00 – réveil et boire (allaitement ou biberon)

8h15/8h30 – Repas

10h – sieste

12h – réveil et boire (allaitement ou biberon)

13h15/13h30 – Repas

15h00 – sieste

Vous verrez, l’horaire de votre bébé va se placer assez naturellement au gré des semaines où il va intégrer l’alimentation solide. Il diminuera aussi la quantité de lait bu au fur et à mesure que son apport de nourriture solide va augmenter, vous verrez donc un boire être refusé ou non réclamé. Peut-être que vous pourrez, après quelques semaines, couper le boire du matin et offrir directement le déjeuner. Je vous rappelle que la DME n’a pas nécessairement d’influence sur les boires de nuit et que bébé ne va pas, comme par magie, faire ses nuits en commençant à manger (malheureusement!).

Peut-être que votre bébé mangera rapidement 3 repas par jour suivant ses 6 mois, ainsi vous offrirez peut-être le souper vers 17h-18h. Peut-être éviter d’offrir un nouvel allergène lors du repas du soir (de toute façon, si vous avez déjà offert 2 expositions lors des deux autres repas, c’est suffisant pour l’intégration du jour).

Chose certaine, il n’y a pas un horaire type qui sera du pareil au même d’un bébé à l’autre et l’important, c’est de suivre le rythme de votre enfant !


Rédigé par Laurence Morency-Guay

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La charcuterie… à éviter avec bébé!

Il peut être tentant d’offrir des viandes de charcuterie à bébé: déjà préparées, faciles à rouler et moins coûteuses que d’autres types de produits de viandes. Par contre, elles sont à éviter avec bébé.

Les charcuteries correspondent à une variété de viande préemballées et précuites, servies tranchées, souvent appelées « viandes à sandwich ». Bacon, saucisses, dinde et jambon fumés sont des exemples de ce qu’on peut considérer comme des produits de charcuterie.

Les charcuteries sont fabriquées avec différentes pièces de viande auxquelles sont ajoutés plusieurs ingrédients qui améliorent leur apparence, leur texture, leur durée de conservation et leur goût. Ainsi, le phosphate de sodium permet de garder l’aliment humide, les nitrates et nitrites de sodium limitent la prolifération de bactéries nocives à la santé et donnent la belle couleur rosée au jambon. L’érythorbate de sodium, qui est similaire à la vitamine C, réduit pour sa part l’effet négatif des nitrites sur la santé. De la saveur de fumée, du sel, du sucre, du colorant caramel s’invitent aussi souvent dans la liste des ingrédients.

Naître et grandir

En bref, la composition des charcuteries font de ces viandes des options non adéquates pour les bébés: trop de sel, trop de sucre, peu de valeurs nutritives, plus de risques de toxi-infections, riches en gras et faible teneur en protéines.

Pour vous donner un exemple concret,

Deux tranches de jambon ou de bacon peuvent contenir près de 500 mg de sodium, ce qui équivaut à la moitié de la quantité en sodium recommandée quotidiennement pour les enfants de moins de 5 ans.

Naître et grandir

Quand vient le temps de nourrir bébé, on se rappelle que notre rôle en tant que parent est d’offrir la qualité. Si on veut servir de la viande, idéalement on évite les charcuteries et on propose des morceaux de viande préparés maison. Ce sera beaucoup plus nourrissant pour nos précieux petits mangeurs!

(+) La saucisse: informations complémentaires

(+) Recette alternative à la charcuterie

(+) Autres aliments à éviter


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Rédigé par Laurence Morency-Guay

Coco de Pâques pour bébé

Il semble que peu de choses soient adaptées aux bébé lors des célébrations de Pâques où chocolats et sucreries abondent. Voici donc une version tout à fait adéquate d’un Coco de Pâques à servir dès 6 mois (offrir en lanières pour les débutants et s’assurer que les allergènes soient intégrés).

  • 1 tasse et 1/4 de flocons d’avoine
  • 3 cuillères à soupe de beurre d’arachides naturel
  • 3 cuillères de sirop d’érable (facultatif et à éviter chez les 12M et moins)
  • Yogourt nature pour la garniture
  • Fruits congelés au choix pour la présentation (ici fraises, mûres et pêches: les offrir décongelés leur donne une texture adaptée aux débutants, mais vous pouvez les écraser un peu avant de servir si la texture est trop ferme)

Faire chauffer le beurre d’arachide avec le sirop d’érable s’il y a lieu de 20 à 30 secondes dans un bol allant au micro-ondes pour ramollir le tout.

Ajouter lentement les flocons d’avoine et mélanger jusqu’à consistance pâteuse. Aplatir sur plaque et façonner des formes ovales pour imiter l’oeuf de Pâques ou utiliser des emportes pièces pour en faire des formes amusantes et festives. Laisser reposer une heure ou deux au réfrigérateur.

Tartiner de yogourt et décorer de fruits puis savourer!


Est-ce qu’il peut être trop tard pour entreprendre la DME?

Loin de nous l’idée d’exclure quiconque, mais il peut en effet être « trop tard » pour considérer la DME avec notre bébé. Bien qu’une transition vers la DME soit possible avec un bébé ayant commencé à intégrer les solides via les purées, il faut quand même considérer qu’après un certain âge, le bébé ayant mangé des purées va simplement évoluer vers les petits morceaux comme le veut la diversification traditionnelle.

Ainsi, si votre bébé a 9 ou 10 mois, la « transition vers la DME » n’est plus trop adéquate considérant qu’on devrait en principe commencer à lui offrir de petits morceaux qui vont de paire avec ses habiletés à les saisir à l’aide de sa pince digitale (opposition du pouce et de l’index).

La DME signifie qu’on propose dès le départ des morceaux adaptés pour laisser le bébé s’alimenter de manière autonome sans l’étape des cuillères de purées que le parent porte à la bouche de son enfant. C’est un mode d’introduction des solides, alors si bébé a déjà été introduit aux solides par les purées qu’on épaissit graduellement avec le temps, c’est une diversification dite classique.

La seule raison pourquoi il est pertinent de nommer que dans ce cas, ce n’est pas de la DME à proprement dit, c’est que les morceaux pour débutants servis à un bébé de 9-10 mois ne sont plus adaptés à ses habiletés et ne faciliteront pas son alimentation comme ce serait le cas pour un bébé âgé de 6 mois. Vouloir commencer la DME avec un bébé de 9 mois et plus risque d’entrainer des frustrations de parts et d’autres: un parent qui ne comprend pas pourquoi son bébé ne mange plus et un bébé frustré de se voir servir des aliments qui ne correspondent pas à ses habiletés de préhension.

Par contre, il n’est jamais trop tard pour initier son bébé au plaisir de découvrir les aliments sous toutes les formes et textures (adaptées bien sur!) et de le voir prendre goût à l’autonomie à table!


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Rédigé par Laurence Morency-Guay 

Remplacer le lait de vache?

Le lait de vache est un des allergènes prioritaires à introduire dans l’alimentation du bébé dès ses 6 mois. Je vous rappelle qu’on évite le lait de vache sous forme de breuvage chez les bébés de moins de 9 mois et qu’il faut l’offrir sous une forme transformée, par exemple intégré dans les recettes ou comme produit laitier (yogourt, fromage). (En savoir plus).

Peut-être que vous ne consommez pas de lait de vache pour des raisons personnelles. Si c’est le cas, à vous de voir si vous souhaitez tout de même intégrer le lait de vache pour introduire cet allergène prioritaire et laisser votre enfant choisir ou non d’en consommer à plus long terme ou encore décider de l’inclure dès le début de sa diversification à vos valeurs familiales en ce qui a trait à l’alimentation et ne pas lui en offrir du tout. Les deux options seront issus d’un choix parent personnel dans lequel seul le parent saura ce qui lui convient le mieux. Ceci étant dit, il va de soi que de ne pas offrir le lait de vache ne permettra pas d’introduire cet allergène puisqu’on ne peut le remplacer par autre chose: il n’y a pas de substitut qui pourra remplacer le lait de vache en tant qu’allergène.

Il y a par contre des alternatives au lait de vache sur le plan nutritionnel. Le lait de chèvre contient des éléments nutritifs très similaires à ceux du lait de vache. Le lait de soya enrichi est aussi une bonne alternative puisqu’il contient du calcium et de la vitamine D, mais moins de matières grasses, ainsi il faut s’assurer qu’un tout-petit qui consomme ce type de lait ait une alimentation variée riche en matières grasses puisqu’il ne comble pas ce besoin comme un tout-petit qui consomme du lait de vache.

« Après 2 ans, les boissons de riz, d’amande, d’avoine et de chanvre peuvent être offertes à l’occasion pour varier l’alimentation d’un enfant, lui faire découvrir de nouveaux aliments et contribuer à son hydratation. Ces boissons ne peuvent toutefois pas remplacer le lait ou la boisson de soya. » (Source)


(+) La DME et les bébés intolérants au lait, aux protéines bovines et au soya

(+) Les allergies et l’ordre d’introduction des allergènes

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Rédigé par Laurence Morency-Guay 

Alimentation et tempérament

Pourquoi mon fils grimace autant à chaque nouvel aliment quand ma fille prenait plaisir à les découvrir? Pourquoi le bébé de mon voisin fait d’immenses crises à chaque repas quand celui de ma soeur ne manifeste presque aucune réaction devant son assiette? Plusieurs parents cherchent la réponse dans leurs propres comportements quand finalement, ce n’est pas une question d’environnement mais plutôt de tempérament de leur enfant.

Le tempérament se définit en tant que dispositions fondamentales d’une personne modulant son style d’approche aux autres et ses réactions à diverses situations données. En d’autres mots, c’est un peu comme le numéro de série de chaque humain. On ne choisit pas un tempérament; on arrive tous avec ce « petit bagage » qui nous est propre et nous évoluons avec lui.  (Source: Parent qui Apprend).

Quel est donc le lien entre le tempérament et l’alimentation? Le tempérament se remarque par différentes caractéristiques tel que l’intensité des réactions, l’adaptabilité, le seuil de réactivité sensorielle et la durée d’attention.

Intensité des réactions: Certains bébés seront très expressifs. Ils réagiront donc avec une grande intensité, peu importe la situation et d’autres seront toujours un peu plus inhibés C’est pourquoi un bébé peut s’exclamer de rires ou de pleurs devant son assiette et qu’un autre ne réagisse pas du tout. Ça n’a pas de lien direct avec le contenu de cette assiette, c’est simplement leur manière unique de s’exprimer.

L’adaptabilité: Il y a des bébés qui s’adaptent vite et d’autres plus lentement. Si un bébé peut sembler être un champion de sa diversification après 2 repas, un autre peut avoir besoin d’explorer beaucoup plus longtemps avant de s’adapter à cette nouveauté qu’est l’alimentation. Ce n’est pas le parent qui est coupable ou pas de bien ou de mal s’y prendre pour présenter les repas, c’est simplement l’enfant qui a un rythme bien à lui! Laissez-leur le temps nécessaire à s’adapter en continuant à proposer les repas sans se décourager!

Le seuil de réactivité sensorielle: Il y a de ces bébés qui réagiront à toute stimulation sensorielle et d’autres qui ne sont pas dérangés de rien. Les textures, les saveurs et les températures variées qu’offrent les aliments sont très riches et peuvent faire réagir beaucoup les bébés qui ont un seuil de réactivité plus bas, c’est-à-dire une tolérance plus limitée aux différentes sensations. Ces bébés peuvent donc grimacer d’avantage et prendre plus de temps à accepter et tolérer les aliments. Proposez-leur les mêmes aliments plusieurs fois pour les habituer et évitez de trop varier les textures au sein d’un même repas.

La durée d’attention: Certains bébés maintiennent une attention soutenue très longue à une même activité et d’autres sont beaucoup plus vite passés à autre chose. C’est une caractéristique du tempérament auquel le parent doit s’adapter: les bébés qui ont une durée d’attention plus limitée auront parfois besoin d’aide supplémentaire pour maintenir leur intérêt à une tâche, par exemple en ayant différentes possibilités d’aliments servis un à un et l’ajout de couverts pour maintenir l’intérêt.

En guise de conclusion, je vous rappelle que chaque enfant est unique et que bien que le parent a un grand rôle à jouer dans son développement, il y a aussi certains éléments qui proviennent de l’enfant lui-même et qui nécessiteront surtout d’être compris et respectés pour mieux l’accompagner dans l’évolution de ses différentes habiletés !


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Rédigé par Laurence Morency-Guay 

Quand consulter avec bébé?

En tant que parent, on se pose souvent 1001 questions. Du côté de l’alimentation, il n’y aura pas d’exceptions: Est-ce que mon bébé mange bien? Est-ce normal qu’il recrache tout? Est-ce qu’il est carencé? Est-ce normal qu’il ne semble pas évoluer à table? Parfois, les choses se placent et on s’inquiète pour rien. D’autres fois, notre feeling est bon: bébé aura besoin d’un coup de pouce et une consultation avec un professionnel est de mise. Il n’y a absolument rien de mal à devoir consulter: au final, cela permettra surtout d’aider bébé à progresser et à se développer sainement!

Avant de courir chez le médecin, il importe de vérifier quelques éléments. Si bébé de 6 mois ne mange pas et ne progresse pas:

Chose certaine, si le bébé de 7 mois n’a jamais rien avalé (toutes textures confondues), une visite chez le médecin s’impose. On ne veut pas priver bébé de nutriments essentiels que lui offrent les aliments solides compte tenu que le lait ne suffit plus à cet âge pour combler tous ses besoins.

Outre les besoins nutritionnels, on veut surtout profiter de la fenêtre d’opportunité pour que bébé développe ses habiletés de mastication. Avant 1 an, le bébé est doté d’une grande plasticité cérébrale, ce qui veut dire que son cerveau saisit chaque occasion de tracer des chemins permanents pour que l’information circule adéquatement. Les habiletés de mastication, notamment, seront apprises principalement entre 6 et 9 mois et par la suite, si on a pas profité de cette zone proximale de développement, il sera plus difficile pour le bébé d’en faire l’apprentissage. Passé 1 an, un bébé qui mange encore des purées vivra plus difficilement la transition vers les morceaux. Cela ne veut pas dire qu’il aura des problèmes à long terme, mais il est possible qu’il ait davantage de défis à mastiquer certains morceaux et que les repas deviennent des moments plus désagréables. Il est donc important de ne pas tarder avant d’offrir les morceaux, même aux bébés ayant été diversifiés par les purées. Un bébé qui gère difficilement la mastication n’est pas nécessairement condamné à une alimentation laborieuse: des ergothérapeutes et des orthophonistes peuvent être de bonnes ressources pour offrir des stratégies et des outils à votre enfant. Avoir recourt à un professionnel n’est en aucun cas « un échec parental » : au contraire! savoir quand notre enfant a besoin d’un coup de pouce supplémentaire et lui offrir l’opportunité de se développer pleinement est la meilleure intervention qu’on puisse faire !

Si votre bébé réagit suite à l’exposition d’un allergène prioritaire, il faut consulter immédiatement. Les réactions peuvent être variées, mais peuvent progresser rapidement. Il vaut mieux aller chercher tout de suite l’avis d’un médecin pour réagir adéquatement si la réaction s’amplifie. Les nutritionnistes seront vos meilleures alliées pour trouver les aliments qui remplaceront le mieux les allergènes et comment adapter votre menu familial à la nouvelle réalité d’avoir un enfant allergique.

+Nos outils La Petite Trousse: Les réactions allergiques

En guise de conclusion, nous souhaitons vous rassurer que de consulter avec votre bébé concernant son alimentation n’est pas un échec. Il vaut toujours mieux s’entourer de professionnels qui connaissent des outils pouvant soutenir le développement de votre petit et lui permettre de s’épanouir à table!


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Rédigé par Laurence Morency-Guay