Recommandations Santé Canada : Résumé et conclusions

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Tout d’abord, résumons en 10 points les nouvelles recommandations de Santé Canada

  • Poursuite de l’allaitement maternel jusqu’à 2 ans ou plus selon les désirs de la mère et de l’enfant.
  • Prise d’un supplément quotidien de vitamine D de 10 µg (400 UI) jusqu’à 24 mois
  • Besoins énergétiques comblés par le lait : 6-8 mois = 4/5 lait, 1/5 nourriture, 9-11 mois = 1/2-1/2 lait, nourriture, 12-24 mois =1/3 lait, 2/3 nourriture
  • Nombre et fréquence des repas : 6-8 mois: 2-3 repas et 1 collation, 9-11 mois : 2-3 repas et 1-2 collations, 12-24 mois = 3 repas et 2-3 collations
  • Aucun ordre d’introduction (excepté : lait de vache vers 9-12 mois, mais produits laitiers à 6 mois et miel à 1 an) Favoriser les aliments riches en fer dès le début
  • Textures grumeleuses au plus tard à 9 mois et aliments à manger avec les doigts dès le début.
  • Éviter la consommation de sucre et de sel
  • Tasse ouverte dès le début, limiter l’usage du gobelet et diminuer l’usage du biberon.
  • Favoriser des aliments nutritifs et riches en bons gras.
  • 12-24 mois : 500 ml de lait de vache 3.25% ou allaitement. Laits végétaux non recommandés.

Maintenant, la grande question!

Sont-ils en faveur de la DME?

Comme vous pouvez déduire suite à  la lecture des recommandations, Santé Canada a fait un gros pas dans la direction d’une alimentation plus autonome et plus proche des « vrais » aliments chez les petits. Ils montrent une grande ouverture pour la DME ou une alimentation plus autonome du moins!

  • En réduisant la période de temps allouée pour les purées e
  • En privilégiant la nourriture à manger avec les doigts assez tôt
  • En introduisant la tasse dès le début
  • En favorisant les repas familiaux composés de vrais aliments à textures variées très tôt.
  • En mentionnant qu’à 1 an, l’enfant devrait manger comme le reste de la famille avec peu ou pas de modifications.

Il est certain qu’ils recommanderont toujours de passer par un stade traditionnel de purées…Pourquoi? Tout simplement parce que cela bouleverserait trop les moeurs et que le grand public mal informé ou pas informé du tout commettrait de nombreux faux-pas au niveau de la sécurité et du choix des aliments. Imaginez celle qui en a entendu parler entre les branches et qui fait de la DME tout croche… en mélangeant la méthode traditionnelle à la cuillère et la DME, elle donne des carottes crues en lui enfonçant ça avec une cuillère bien loin dans la bouche…Bon, j’exagère au maximum, mais tout de même, vous voyez le portrait!

C’est parce que la DME est si loin de la méthode d’introduction traditionnelle que Santé Canada ne pourra jamais la recommander.  Ils s’en approchent cependant beaucoup en prônant une alimentation plus autonome plus rapidement…Bonne nouvelle!


image-1Partie 1 : L’allaitement chez les 6-12 mois

image-6Partie 2 : La diversification chez les 6-12 mois

image-7Partie 3 : L’allaitement et la diversification chez les 12-24 mois


Consultez l’énoncé complet ici : Santé Canada, Société canadienne de pédiatrie, Diététistes du Canada et Comité canadien pour l’allaitement (2014) La nutrition du nourrisson né à terme et en santé : Recommandations pour l’enfant âgé de 6 à 24 mois.

Source des images : Santé Canada

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Recommandations Santé Canada : l’allaitement et la diversification chez les 12-24 mois

Santé Canada a publié son énoncé sur les recommandations pour la nutrition des enfants de 6-24 mois.Il s’agit d’un énoncé conjoint de Santé Canada, de la Société canadienne de pédiatrie, des Diététistes du Canada et du Comité canadien pour l’allaitement qui concerne l’allaitement et la diversification alimentaire chez les 6-24 mois.

Voici un résumé des passages les plus importants à mon avis (extraits directement copiés du site web de Santé Canada). Le résumé du résumé se trouve en rouge!


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Allaitement et vitamine D

De 12 à 24 mois, on estime qu’un tiers des besoins énergétiques d’un jeune enfant peut provenir de l’allaitement maternel et que les deux tiers proviennent des aliments qui complètent son alimentation (OMS, 2009; OPS, 2003).

Selon le cas, la décision de cesser l’administration du supplément au-delà de douze mois peut dépendre d’une évaluation du régime alimentaire et de l’apport d’autres sources de vitamine D, comme le lait de vache.

Un apport excessif n’est pas préoccupant pour les enfants qui continuent à recevoir un supplément de vitamine D, peu importe la consommation de lait de vache et d’autres sources alimentaires. Il est peu probable que la quantité totale consommée se rapproche de l’apport maximal tolérable de 2500 UI par jour.

Après l’âge de deux ans, il n’est plus recommandé de prendre un supplément de vitamine D. Il est recommandé que les habitudes alimentaires des enfants suivent le guide intitulé Bien manger avec le Guide alimentaire canadien.

À partir d’un an, les jeunes enfants commencent à avoir un horaire régulier de repas et de collations. On suit généralement les recommandations du Guide alimentaire canadien.

Lorsque le jeune enfant a atteint l’âge de 12 mois, on devrait lui offrir une variété d’aliments consommés par la famille, ayant une texture modifiée, tels que des aliments tendres broyés, écrasés ou coupés (Morris et Klein, 2000). Entre l’âge de 12 à 18 mois, les jeunes enfants auront acquis tous les mouvements de la mastication (OMS, 1998).

À l’âge de 12 mois, les parents et les dispensateurs de soins peuvent commencer à établir un horaire de collations et de repas réguliers (Satter, 2000).  Les parents et les dispensateurs de soins devraient viser offrir aux jeunes enfants trois repas par jour et deux à trois collations (OMS, 2009).

La taille des portions que consomme un jeune enfant correspond à peu près d‘un quart à la moitié de celle d’un adulte.

 Menus types pour une famille ayant un enfant de 17 mois

Même si le parent ou le dispensateur de soins est responsable d’établir la fréquence et le moment des repas et des collations ainsi que de veiller à ce qu’ils contiennent une variété d’aliments nutritifs, l’enfant devrait décider la quantité qu’il mange (Satter, 2000). Les enfants compenseront le fait de moins manger certains jours ou à un repas particulier en mangeant plus à d’autres repas.

Recommander des aliments préparés avec peu ou pas de sel ou de sucre ajouté.

Encourager les parents et les dispensateurs de soins qui optent pour des aliments préemballés et préparés à lire et à comparer les tableaux des valeurs nutritives et à choisir des aliments faibles en sodium (sel). Différents termes sont utilisés pour désigner le sel ou les sucres ajoutés sur la liste des ingrédients figurant sur les étiquettes des aliments. Encourager les parents et les dispensateurs de soins à passer attentivement en revue la liste des ingrédients.

 Les aliments nutritifs, à teneur élevée en gras, sont une source importante d’énergie pour les jeunes enfants.

Il n’est pas recommandé de limiter les matières grasses alimentaires pour les enfants âgés de moins de deux ans (Picciano et coll., 2000), car on risque de compromettre l’apport en énergie et en matières grasses essentielles de l’enfant ainsi que de nuire à sa croissance et à son développement (Butte et coll., 2004).

Les aliments nutritifs qui contiennent du gras comme le lait maternel, le lait de vache homogénéisé (3,25 % M.G.), le fromage, les avocats et les beurres de noix procurent une source d’énergie concentrée à une période de la vie où les besoins sont particulièrement élevés. Lorsque des graisses insaturées telles que les huiles végétales, les vinaigrettes, la margarine et la mayonnaise sont utilisés pour préparer les repas, tel qu’il est conseillé dans le Guide alimentaire canadien, il n’est pas nécessaire de limiter ces aliments.

À titre de ligne directrice, il est conseillé d’offrir du poisson deux fois par semaine dès l’âge de 24 mois. Il convient cependant de signaler que certains types de poissons devraient être évités, ou du moins limité à un maximum de 75 grammes par mois

Encourager la poursuite de l’allaitement maternel, ou d’offrir 500 ml par jour de lait de vache homogénéisé (3,25 % M.G.).

Encourager la poursuite de l’allaitement maternel pour les nourrissons plus âgés et les jeunes enfants. Si un nourrisson plus âgé n’est plus allaité, le lait de vache homogénéisé (3,25 %M.G.) pasteurisé est recommandé comme principale source de lait. Il peut être introduit à partir de l’âge de 9 à 12 mois. Le lait maternel et le lait de vache homogénéisé (3,25 % M.G.) comblent environ le tiers des besoins énergétiques du jeune enfant à partir de l’âge de 12 mois (OMS, 1998; OMS, 2009; Organisation panaméricaine de la santé, 2003).

Les boissons de soya enrichies ne constituent pas une bonne source principale de lait pour les enfants de moins de deux ans. Pour le nourrisson plus âgé et le jeune enfant qui n’est plus allaité et qui ne consomme pas de lait de vache, il est recommandé de lui donner des préparations commerciales à base de soya jusqu’à l’âge de deux ans.

Si l’on donne à l’occasion une boisson de soya enrichie comme aliment complémentaire, en plus du lait maternel ou du lait de vache comme principale source de lait, il doit s’agir d’une boisson de soya enrichie non aromatisée, riche en matières grasses (Dunham et Kollar, 2006).

D’autres boissons végétales, telles que le lait d’amandes, le lait de riz et le lait de noix de coco, ne sont pas comparables sur le plan nutritif au lait de vache homogénéisé (3,25 % M.G.). Elles ont une composition très différente de macronutriments et ne sont pas des substituts laitiers appropriés.

Recommander de limiter les jus de fruits et les boissons sucrées. Encourager la consommation d’eau pour étancher la soif.

Les jus de fruits ne contiennent pas de fibre, contrairement aux fruits entiers. On devrait privilégier les fruits et les légumes au lieu des jus, comme le recommande le Guide alimentaire canadien. On devrait servir uniquement des jus faits à 100 % de fruits ou légumes.

Recommander d’offrir de l’eau fréquemment (American Dental Association, 2004). On devrait offrir du jus beaucoup moins souvent ou même ne jamais en offrir.

Le passage du biberon à la tasse ouverte devrait se faire vers l’âge de 12 mois (IOM, 2011; AAP, 2009).

 Donner l’exemple et  inculquer de saines habitudes alimentaires que leurs enfants conserveront toute leur vie

Les parents, les dispensateurs de soins et les autres enfants influencent les préférences et les habitudes alimentaires (SCP, 2012). La petite enfance est une période où l’enfant découvre de nouveaux aliments et développe son goût pour des aliments sains. Les parents et les dispensateurs de soins jouent un rôle dans l’ouverture de l’enfant à apprécier une variété d’aliments (SCP, 2012; Addessi, Galloway, Visalberghi et Birch, 2005).

Manger avec le reste de la famille aide le jeune enfant à acquérir de saines habitudes alimentaires et de nouvelles habiletés par l’imitation (SCP, 2012). Le jeune enfant sera plus susceptible d’essayer et d’aimer une variété d’aliments s’il mange les mêmes aliments que le reste de la famille (Skafida, 2013; Ahern, et coll., 2013).

On peut également faire participer l’enfant à la préparation des aliments dès la petite enfance. Il peut par exemple choisir ou laver des légumes, ou encore mélanger des ingrédients. On suscite ainsi sa curiosité et son désir d’apprendre, ce qui contribue à créer de saines attitudes à l’égard de l’alimentation et un environnement nutritionnel favorable (Chu et coll., 2012).

 Pour la plupart des jeunes enfants en santé, rien ne permet de croire que l’utilisation de préparations commerciales est indiquée après un an.

Les boissons de soya ou de riz et les autres boissons végétales, même enrichies, ne sont pas des substituts acceptables du lait de vache durant les deux premières années de vie.


image-1Partie 1 : L’allaitement chez les 6-12 mois

image-6Partie 2 : La diversification chez les 6-12 mois

image-9Partie 4 : Résumé et es conclusions


Consultez l’énoncé complet ici : Santé Canada, Société canadienne de pédiatrie, Diététistes du Canada et Comité canadien pour l’allaitement (2014) La nutrition du nourrisson né à terme et en santé : Recommandations pour l’enfant âgé de 6 à 24 mois.

Source des images : Santé Canada

Recommandations Santé Canada : l’allaitement chez les 6-12 mois

Santé Canada a publié son énoncé sur les recommandations pour la nutrition des enfants de 6-24 mois.Il s’agit d’un énoncé conjoint de Santé Canada, de la Société canadienne de pédiatrie, des Diététistes du Canada et du Comité canadien pour l’allaitement qui concerne l’allaitement et la diversification alimentaire chez les 6-24 mois.

Voici un résumé des passages les plus importants à mon avis (extraits directement copiés du site web de Santé Canada). Le résumé du résumé se trouve en rouge!


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L’allaitement maternel constitue une source de nutrition importante pour le nourrisson plus âgé et le jeune enfant lorsqu’on introduit des aliments complémentaires à leur alimentation. On recommande de favoriser l’allaitement maternel jusqu’à deux ans ou plus, tant et aussi longtemps que la mère et l’enfant veulent continuer.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande l’allaitement maternel exclusif de la naissance à six mois et la poursuite de l’allaitement maternel, avec une alimentation complémentaire adéquate, jusqu’à l’âge de deux ans ou plus.

De six à douze mois, les nourrissons plus âgés peuvent satisfaire leurs besoins nutritifs grâce à une combinaison de lait maternel et d’aliments complémentaires (Butte et coll., 2004). De six à douze mois, l’allaitement maternel peut combler environ la moitié des besoins énergétiques, et les aliments introduits dans l’alimentation fournissent le reste de l’énergie nécessaire (Michaelsen, Weaver, Branca et Robertson, 2003; OMS, 2009).

L’allaitement au-delà de six mois est associé à un certain nombre d’effets positifs pour la santé du nourrisson et de la mère. Une plus longue durée d’allaitement, combinée à différents autres déterminants, pourrait avoir un effet protecteur contre le surpoids et l’obésité durant l’enfance (Arenz, Rückerl, Koletzko et von Kries, 2004; Scott, Ng et Cobiac, 2012; von Kries et coll., 1999).

Un supplément de vitamine D est recommandé chez les nourrissons et les jeunes enfants allaités ou qui reçoivent du lait maternel. On recommander la prise quotidienne d’un supplément de 10 µg (400 UI) de vitamine D chez les nourrissons et les jeunes enfants allaités ou qui reçoivent du lait maternel.

La vitamine D est un nutriment essentiel. Elle aide l’organisme à utiliser le calcium et le phosphore pour la formation et le maintien des os et des dents solides (IOM, 2011). Le soleil stimule la formation de vitamine D dans la peau; selon les recommandations en vigueur, il faut toutefois éviter toute exposition directe au soleil chez les nourrissons et les jeunes enfants en raison du risque de cancer de la peau (Santé Canada, 2012). La prise quotidienne d’un supplément de vitamine D est recommandée dès la naissance pour tous les nourrissons allaités. Il s’agit d’une mesure efficace de prévention du rachitisme dû à une carence en vitamine D (Lerch & Meissner, 2007).

L’alimentation complémentaire, tout en continuant l’allaitement maternel, fournit l’énergie et les nutriments nécessaires pour répondre aux besoins du nourrisson plus âgé. On recommande d’augmenter progressivement la fréquence quotidienne à laquelle des aliments complémentaires sont offerts, tout en continuant l’allaitement maternel.

Lorsque l’alimentation complémentaire débute, l’allaitement se poursuit selon les signaux émis par le nourrisson. Selon l’OMS, « il est démontré qu’il importe peu que le lait maternel ou des aliments complémentaires soient donnés en premier lors d’un repas. La mère peut prendre la décision qui lui convient et qui répondra le mieux aux besoins de l’enfant » (OMS, 2009), lesquels évolueront en raison du fait que l’enfant vieillit et que son régime alimentaire change.

L’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) et l’OMS ont estimé les besoins énergétiques des nourrissons âgés de 6-8 mois. Les aliments complémentaires comptent pour environ un cinquième des besoins énergétiques totaux (OMS, 2009; OPS, 2003). Entre 9 et 11 mois, ils couvrent un peu moins de la moitié des besoins énergétiques totaux.


image-6Partie 2 : La diversification chez les 6-12 mois

image-7Partie 3 : L’allaitement et la diversification chez les 12-24 mois

image-9Partie 4 : Mes conclusions

 


 

Consultez l’énoncé complet ici : Santé Canada, Société canadienne de pédiatrie, Diététistes du Canada et Comité canadien pour l’allaitement (2014) La nutrition du nourrisson né à terme et en santé : Recommandations pour l’enfant âgé de 6 à 24 mois.

Source des images : Santé Canada