Le Calcium et la Vitamine D : un petit guide pour s’y retrouver!

Après le fer, les apports en calcium et la vitamine D sont probablement ceux qui préoccupent le plus les parents. Voici un petit guide sans prétention pour s’y retrouver lorsque notre petit trésor commence l’alimentation solide. Lire la suite

La Vitamine D

Un peu d’histoire

  • Bien que le lait maternel soit empli d’une multitude de vitamines, il ne contient que très peu de vitamine D (LLL, 2009) . Ainsi, dès le 17ème siècle, le rachitisme, une maladie qui est caractérisée par une carence de calcium dans les os, touche une multitude d’enfants. Le premier remède à ce fléau fut découvert plusieurs dizaines d’années plus tard . Il s’agit de l’huile de foie de morue, qui est riche en vitamine D.

Qu’est-ce que la vitamine D?

Il s’agit d’une hormone qui se retrouve dans notre alimentation, mais qui est synthétisée grâce aux rayons UVB. Elle est présente sous  deux formes, végétale (ergocalciférol), soit D2 et animale (cholécalciférol), soit D3.

Elle joue un rôle indispensable dans l’absorption du calcium et du phosphore par le système digestif. Par ailleurs, elle permet aussi leur réabsorption par les reins.

Le calcium est, entre autres, nécessaire au bon développement des os et des dents, mais il joue aussi un rôle important dans le maintien d’une bonne pression artérielle et dans la contraction des muscles, dont le cœur. Outre le rachitisme, les enfants qui présentent une carence en vitamine D ont «un risque accru  d’infections, [de] maladies auto-immunes, [de] cancer, [de]!diabète et [d’]ostéoporose» (LLL, 2008). De surcroît,  les études ont démontré une augmentation du risque du «diabète de type I et II, […] [des] pa­thologies cardiovasculaires, [de] la sclérose en plaque, [de] la polyar­thrite rhumatoïde, et [d’]au moins 15 cancers différents (cancer du sein, des ovaires, de la prostate, du poumon, colo-rec­tal…)» (LLL, 2009).

Quelles sont les sources de vitamine D?

  • La principale source est: le soleil. Toutefois, cet apport est variable selon la saison, le temps d’exposition et la couleur de notre peau (LLL, 2009).
  • Par ailleurs, une très faible quantité de cette vitamine se retrouve dans notre alimentation, car peu d’éléments en contiennent (jaune d’œuf,  huiles de foie de morue, saumon rose en conserve, beurre) (MSSS, 2015).
  • Il a été démontré que la femme qui allaite devrait consommer plus de 2000 IU/ jour (!) afin que la quantité de vitamine D soit augmentée de façon significative dans son lait. Cependant, aucune étude n’a été faite afin de savoir si cet apport, nettement plus élevé que les recommandations, pouvait avoir une incidence sur la santé de la mère (LLL, 2009). Il ne semble pas y avoir de consensus sur la posologie exacte de vitamine D qui est requise chez la mère afin que son bébé puisse bénéficier de l’action antirachitique. Selon les sources, elle varie entre 2000 IU (Caring for kids, 2014) et 6400 IU (Wagner CL et al., 2006). Par ailleurs, Ostéoporose Canada recommande un apport de 400 IU-1000 IU/jour pour tout adulte de moins de 50 ans qui ne souffre pas d’ostéoporose.

Facteurs de risque

Tel que mentionné ci-dessus, la principale source de vitamine D est la lumière du jour. Ainsi, plusieurs facteurs influencent cet apport et augmentent le risque d’une carence (CDC, 2009), soit:

  • La couleur de la peau.  Une personne ayant la peau sombre doit s’exposer 6 fois plus longtemps qu’une personne à la peau claire.
  • La météo. Les journées ennuagées et pluvieuses nous privent des rayons du soleil.
  • L’utilisation d’écran solaire.
  • La pollution de l’air.
  • La position géographique. Ainsi, une personne vivant près de l’Équateur bénéficie de beaucoup plus de luminosité tout au long de l’année vs en Amérique du Nord par exemple.

À la lumière de toutes ces informations, le Gouvernement du Canada recommande de supplémenter les bébés allaités à raison de 400 IU/jour de vitamine D.

Sources

http://canadiensensante.gc.ca/healthy-living-vie-saine/infant-care-soins-bebe/nutrition-alimentation-fra.php

http://www.caringforkids.cps.ca/handouts/vitamin_d

http://www.cdc.gov/breastfeeding/recommendations/vitamin_d.htm

http://www.lllfrance.org/L-allaitement-dans-la-vie-quotidienne/Supplements-au-lait-maternel-biberons-d-eau-vitamines.html

http://www.lllfrance.org/Dossiers-de-l-allaitement/DA-80-Reegdecouverte-de-limportance-de-la-vitamine-D.html

http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/santepub/nutrition/index.php?vitamine_d

http://www.osteoporosecanada.ca/losteoporose-et-vous/la-nutrition/la-vitamine-d/

http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Calcium

http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Rachitisme

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/m/pubmed/17661565/

Recommandations Santé Canada : l’allaitement chez les 6-12 mois

Santé Canada a publié son énoncé sur les recommandations pour la nutrition des enfants de 6-24 mois.Il s’agit d’un énoncé conjoint de Santé Canada, de la Société canadienne de pédiatrie, des Diététistes du Canada et du Comité canadien pour l’allaitement qui concerne l’allaitement et la diversification alimentaire chez les 6-24 mois.

Voici un résumé des passages les plus importants à mon avis (extraits directement copiés du site web de Santé Canada). Le résumé du résumé se trouve en rouge!


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L’allaitement maternel constitue une source de nutrition importante pour le nourrisson plus âgé et le jeune enfant lorsqu’on introduit des aliments complémentaires à leur alimentation. On recommande de favoriser l’allaitement maternel jusqu’à deux ans ou plus, tant et aussi longtemps que la mère et l’enfant veulent continuer.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande l’allaitement maternel exclusif de la naissance à six mois et la poursuite de l’allaitement maternel, avec une alimentation complémentaire adéquate, jusqu’à l’âge de deux ans ou plus.

De six à douze mois, les nourrissons plus âgés peuvent satisfaire leurs besoins nutritifs grâce à une combinaison de lait maternel et d’aliments complémentaires (Butte et coll., 2004). De six à douze mois, l’allaitement maternel peut combler environ la moitié des besoins énergétiques, et les aliments introduits dans l’alimentation fournissent le reste de l’énergie nécessaire (Michaelsen, Weaver, Branca et Robertson, 2003; OMS, 2009).

L’allaitement au-delà de six mois est associé à un certain nombre d’effets positifs pour la santé du nourrisson et de la mère. Une plus longue durée d’allaitement, combinée à différents autres déterminants, pourrait avoir un effet protecteur contre le surpoids et l’obésité durant l’enfance (Arenz, Rückerl, Koletzko et von Kries, 2004; Scott, Ng et Cobiac, 2012; von Kries et coll., 1999).

Un supplément de vitamine D est recommandé chez les nourrissons et les jeunes enfants allaités ou qui reçoivent du lait maternel. On recommander la prise quotidienne d’un supplément de 10 µg (400 UI) de vitamine D chez les nourrissons et les jeunes enfants allaités ou qui reçoivent du lait maternel.

La vitamine D est un nutriment essentiel. Elle aide l’organisme à utiliser le calcium et le phosphore pour la formation et le maintien des os et des dents solides (IOM, 2011). Le soleil stimule la formation de vitamine D dans la peau; selon les recommandations en vigueur, il faut toutefois éviter toute exposition directe au soleil chez les nourrissons et les jeunes enfants en raison du risque de cancer de la peau (Santé Canada, 2012). La prise quotidienne d’un supplément de vitamine D est recommandée dès la naissance pour tous les nourrissons allaités. Il s’agit d’une mesure efficace de prévention du rachitisme dû à une carence en vitamine D (Lerch & Meissner, 2007).

L’alimentation complémentaire, tout en continuant l’allaitement maternel, fournit l’énergie et les nutriments nécessaires pour répondre aux besoins du nourrisson plus âgé. On recommande d’augmenter progressivement la fréquence quotidienne à laquelle des aliments complémentaires sont offerts, tout en continuant l’allaitement maternel.

Lorsque l’alimentation complémentaire débute, l’allaitement se poursuit selon les signaux émis par le nourrisson. Selon l’OMS, « il est démontré qu’il importe peu que le lait maternel ou des aliments complémentaires soient donnés en premier lors d’un repas. La mère peut prendre la décision qui lui convient et qui répondra le mieux aux besoins de l’enfant » (OMS, 2009), lesquels évolueront en raison du fait que l’enfant vieillit et que son régime alimentaire change.

L’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) et l’OMS ont estimé les besoins énergétiques des nourrissons âgés de 6-8 mois. Les aliments complémentaires comptent pour environ un cinquième des besoins énergétiques totaux (OMS, 2009; OPS, 2003). Entre 9 et 11 mois, ils couvrent un peu moins de la moitié des besoins énergétiques totaux.


image-6Partie 2 : La diversification chez les 6-12 mois

image-7Partie 3 : L’allaitement et la diversification chez les 12-24 mois

image-9Partie 4 : Mes conclusions

 


 

Consultez l’énoncé complet ici : Santé Canada, Société canadienne de pédiatrie, Diététistes du Canada et Comité canadien pour l’allaitement (2014) La nutrition du nourrisson né à terme et en santé : Recommandations pour l’enfant âgé de 6 à 24 mois.

Source des images : Santé Canada