Les allergies et l’ordre d’introduction des aliments

Tout d’abord, laissez-moi mentionner que parler des allergies est un sujet délicat puisqu’il existe beaucoup d’opinions contradictoires et de vieilles mentalités, et aussi, les nouvelles découvertes médicales s’opposent.  C’est donc à vous de vous faire votre opinion: faites l’intégration des aliments au rythme avec lequel VOUS êtes confortable et n’hésitez pas à consulter votre pédiatre ou une nutritionniste au besoin!

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DME sans gluten… pourquoi pas!?

gluten free

carolin gauthier

Caroline nous parle de comment elle cuisine sans gluten pour son beau petit Félix. Un immense merci Caroline!

Quand j’ai su que mon fils de 6 semaines faisait du reflux, j’ai commencé mes recherches sur la cause…. On m’a conseillé de couper produits laitiers et protéines bovines… Sans grand changement, J’ai coupé le soya… Sans grand changement … On m’a alors parler du gluten! Après quelques recherches, il a fallu me rendre à l’évidence, que le gluten pouvait effectivement être un problème.

(+) Lisez sur l’intolérance au gluten et la maladie coeliaque (via Santé Canada)

Sans être diagnostiqué « cœliaque », mon gars souffre d’intolérance au gluten (probablement que je le suis aussi, mais ça c’est un autre sujet) Je l’allaite et en plus il commence à manger, donc, le régime d’éviction s’imposait! On fait quoi avec ça? On fait ce que l’on fait pour tout régime d’éviction, on lit tout les étiquettes de tout ce que l’on mange! Et on trouve des substituts! En passant, le reflux de mon gars a diminué, voire quasi disparu, avec l’arrêt du gluten!

Voici un petit aide mémoire pour se souvenir où le gluten peut se cacher! On se souvient de SABOT:
Seigle
Avoine
Blé (aussi appelé froment en Europe)
Orge
Triticale (tritiquoi?)

(+) Qu’est-ce que le triticale ? 

Épeautre et kamut, peuvent aussi contenir du gluten, à moindre mesure!

(+) Une liste exhaustive des ingrédients à éviter pour éliminer le gluten

Quelques produits intéressants à découvrir…

On ne se le cachera pas, le sans gluten coûte plus cher! Alors, si on peut éviter essai/erreur, c’est selon moi tant mieux! Alors voici mes trouvailles:

farine sans gluten

La marque Irrésistible ont une belle gamme de sans gluten et leur farine est tout simplement GÉNIALE, EXCEPTIONNELLE, FANTASTIQUE!  Elle fait des merveilles 🙂 Un vrai trésor! Parce que cuisiner sans gluten c’est de l’adaptation! Mais avec cette farine, on y voit (presque) que du feu!

farines angélique

Cuisine L’angélique  fait plusieurs mélanges, autant intéressants les uns que les autres! Mélange à pain, à crêpes, à gaufres, à muffins… Et plus! Tout est bien!

gluten os

Pour remplacer les cheerios ou nutrios, de nos petits apprentis! La compagnie Nature’s Path , a aussi une belle gamme de céréales savoureuses sans gluten ( on peut bien se gâter nous aussi)…

gluten oats

Si on le désire, on peut se mélanger nous même nos farines et fécules! Bob’s Red Mill, fait aussi des flocons d’avoine sans gluten pour notre gruau et pour les biscuits et galettes de nos petits…Super intéressant!

gluten pates

Les pâtes Barilla sans gluten, sont accessibles, car trouvables dans toutes les épiceries, et , selon moi, les plus similaires aux pâtes blanches « ordinaires »! Pour les meilleurs résultats c’est préférable de respecter le temps de cuisson inscrit sur la boîte et de bien rincer…primordial à mon avis!

Dans la section bio de la majorité des épiceries, vous retrouverez aussi plein de sortes de pates sans gluten à essayer et nutritives en plus!

Ensuite, c’est beau tout ça, mais faut le cuisiner! Les trucs que j’ai trouvé pour aider : 

Règle numéro un: quand on cuisine le sans gluten, on laisse reposer notre mélange avant de le cuire (exemple: mélange a crêpes, on laisse reposer 30 minutes avant de cuire) pareil pour les muffins ou gâteaux…etc

Règle numéro deux: dans le four, on ajoute un contenant d’eau durant la cuisson…Cela conserve un meilleur taux d’humidité!

Il existe sûrement d’autres règles, auxquelles je ne pense pas.. Mais ce sont MES deux principales!

Ensuite, j’ai découvert le quinoa! Wow! On peut faire plein de choses avec cet aliment! Qui, de plus, est un super aliment! Excellente source de protéines et de fibres!! Voici quelques recettes, que vos petits peuvent adorer!

(+) Galettes de quinoa aux carottes et aux poireaux

(+) Galettes de quinoa aux légumes

Alors voilà!

Plusieurs restos offrent maintenant des repas sans gluten! Je pense entre autres à Boston Pizza qui semble bien intéressant.Il est aussi de plus en plus facile de trouver des produits sans gluten un peu partout! Bon magasinage!

Et vous? Quels sont vos musts?

(+) Un dossier complet sur la cuisine sans gluten

Pas de cocos pour mon petit coco!

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Un super article de Marie-Pier la maman de Félix-Antoine, 11 mois.

À 6 semaines de vie, nous nous sommes aperçus (et on nous a confirmé!) qu’il était intolérant à la protéine de lait de vache. Puis, à 5 mois et 3 semaines, nous avons entrepris l’alimentation solide. Rapidement, il a mangé le jaune de l’œuf (qui ne cause pas de problème…).

C’est seulement à 8 mois que nous avons intégré le blanc de l’œuf.Résultat : réaction quasi instantanée…! Il nous fallait maintenant retrousser nos manches pour trouver une façon de proposer une alimentation variée et adéquate à notre petit garçon qui réagit fortement aux œufs (et à la protéine de lait de vache!).

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Les œufs, nous nous en servons pour tout; comme repas, mais surtout comme liant (dans notre cas du moins!) Il nous fallait trouver une alternative. En faisant quelques recherches, j’ai trouvé plusieurs variantes à l’œuf.

  •  La compote de pommes : pour 1 œuf, on utilise de tasse de compote de pommes. Cette alternative donne surtout un bon résultat dans les muffins.
  • La banane : pour 1 œuf, on utilise banane. Dans les muffins et dans les crêpes, il s’agit d’un bon substitut. Seulement, si vous n’aimez pas le goût de la banane, cette option ne sera pas la vôtre! (Dans notre cas, Félix-Antoine vomit tout ce qui contient de la banane…! Donc, on a oublié cette solution!)
  • La graine de chia : pour 1 œuf, on utilise 1 cuillère à table de graines de chia (entière) + 1/3 de tasse d’eau, qu’on mélange et qu’on laisse reposer environ 15 minutes. Pour les crêpes, c’est tout simplement parfait!
  • La graine de lin : pour 1 œuf, on utilise 1 cuillère à soupe de graines de lin moulues + 3 cuillères à soupe d’eau qu’on laisse reposer environ 15 minutes. Cette option est tout aussi efficace que la graine de chia!

Il existe tout plein de recettes « vegan ». Si vous googler « recettes vegan », vous aurez l’embarras du choix, croyez-moi! Plusieurs sites internet proposent des recettes sans. Pour ma part, j’aime beaucoup la nutritionniste Geneviève O’Gleman…Elle a de merveilleuses idées de recettes qu’elle partage lors de son émission Cuisine futée, parents pressés

À la maison, nous utilisons aussi beaucoup le tofu… Ferme, mou, soyeux, rapé, en morceaux… Il se mélange vraiment bien à des légumes, au lait de soya ou d’amandes!

Il est certain que ça demande de l’investissement et du temps! Je lis tous les ingrédients de ce que j’achète à l’épicerie, je fais tous mes repas de A à Z. C’est beaucoup de temps, mais au bout du compte, tout le monde est gagnant! On mange encore mieux qu’avant (même si c’était très bien avant!), on découvre de nouvelles saveurs et de nouveaux ingrédients!

Le plus difficile, ce sont les premiers temps; mais c’est en forgeant qu’on devient forgeron!


J’ai décidé de vous joindre ce petit aide mémoire merveilleux…

SOURCE : Swanson Health blog

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(+) Allergies et ordre d’introduction en DME

(+) Intolérance à la protéine bovine et au soya

(+) Quoi donner, dans quel ordre et combien en donner?

(+) Bébé mange seul, le livre!

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Recommandations Santé Canada : l’allaitement et la diversification chez les 12-24 mois

Santé Canada a publié son énoncé sur les recommandations pour la nutrition des enfants de 6-24 mois.Il s’agit d’un énoncé conjoint de Santé Canada, de la Société canadienne de pédiatrie, des Diététistes du Canada et du Comité canadien pour l’allaitement qui concerne l’allaitement et la diversification alimentaire chez les 6-24 mois.

Voici un résumé des passages les plus importants à mon avis (extraits directement copiés du site web de Santé Canada). Le résumé du résumé se trouve en rouge!


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Allaitement et vitamine D

De 12 à 24 mois, on estime qu’un tiers des besoins énergétiques d’un jeune enfant peut provenir de l’allaitement maternel et que les deux tiers proviennent des aliments qui complètent son alimentation (OMS, 2009; OPS, 2003).

Selon le cas, la décision de cesser l’administration du supplément au-delà de douze mois peut dépendre d’une évaluation du régime alimentaire et de l’apport d’autres sources de vitamine D, comme le lait de vache.

Un apport excessif n’est pas préoccupant pour les enfants qui continuent à recevoir un supplément de vitamine D, peu importe la consommation de lait de vache et d’autres sources alimentaires. Il est peu probable que la quantité totale consommée se rapproche de l’apport maximal tolérable de 2500 UI par jour.

Après l’âge de deux ans, il n’est plus recommandé de prendre un supplément de vitamine D. Il est recommandé que les habitudes alimentaires des enfants suivent le guide intitulé Bien manger avec le Guide alimentaire canadien.

À partir d’un an, les jeunes enfants commencent à avoir un horaire régulier de repas et de collations. On suit généralement les recommandations du Guide alimentaire canadien.

Lorsque le jeune enfant a atteint l’âge de 12 mois, on devrait lui offrir une variété d’aliments consommés par la famille, ayant une texture modifiée, tels que des aliments tendres broyés, écrasés ou coupés (Morris et Klein, 2000). Entre l’âge de 12 à 18 mois, les jeunes enfants auront acquis tous les mouvements de la mastication (OMS, 1998).

À l’âge de 12 mois, les parents et les dispensateurs de soins peuvent commencer à établir un horaire de collations et de repas réguliers (Satter, 2000).  Les parents et les dispensateurs de soins devraient viser offrir aux jeunes enfants trois repas par jour et deux à trois collations (OMS, 2009).

La taille des portions que consomme un jeune enfant correspond à peu près d‘un quart à la moitié de celle d’un adulte.

 Menus types pour une famille ayant un enfant de 17 mois

Même si le parent ou le dispensateur de soins est responsable d’établir la fréquence et le moment des repas et des collations ainsi que de veiller à ce qu’ils contiennent une variété d’aliments nutritifs, l’enfant devrait décider la quantité qu’il mange (Satter, 2000). Les enfants compenseront le fait de moins manger certains jours ou à un repas particulier en mangeant plus à d’autres repas.

Recommander des aliments préparés avec peu ou pas de sel ou de sucre ajouté.

Encourager les parents et les dispensateurs de soins qui optent pour des aliments préemballés et préparés à lire et à comparer les tableaux des valeurs nutritives et à choisir des aliments faibles en sodium (sel). Différents termes sont utilisés pour désigner le sel ou les sucres ajoutés sur la liste des ingrédients figurant sur les étiquettes des aliments. Encourager les parents et les dispensateurs de soins à passer attentivement en revue la liste des ingrédients.

 Les aliments nutritifs, à teneur élevée en gras, sont une source importante d’énergie pour les jeunes enfants.

Il n’est pas recommandé de limiter les matières grasses alimentaires pour les enfants âgés de moins de deux ans (Picciano et coll., 2000), car on risque de compromettre l’apport en énergie et en matières grasses essentielles de l’enfant ainsi que de nuire à sa croissance et à son développement (Butte et coll., 2004).

Les aliments nutritifs qui contiennent du gras comme le lait maternel, le lait de vache homogénéisé (3,25 % M.G.), le fromage, les avocats et les beurres de noix procurent une source d’énergie concentrée à une période de la vie où les besoins sont particulièrement élevés. Lorsque des graisses insaturées telles que les huiles végétales, les vinaigrettes, la margarine et la mayonnaise sont utilisés pour préparer les repas, tel qu’il est conseillé dans le Guide alimentaire canadien, il n’est pas nécessaire de limiter ces aliments.

À titre de ligne directrice, il est conseillé d’offrir du poisson deux fois par semaine dès l’âge de 24 mois. Il convient cependant de signaler que certains types de poissons devraient être évités, ou du moins limité à un maximum de 75 grammes par mois

Encourager la poursuite de l’allaitement maternel, ou d’offrir 500 ml par jour de lait de vache homogénéisé (3,25 % M.G.).

Encourager la poursuite de l’allaitement maternel pour les nourrissons plus âgés et les jeunes enfants. Si un nourrisson plus âgé n’est plus allaité, le lait de vache homogénéisé (3,25 %M.G.) pasteurisé est recommandé comme principale source de lait. Il peut être introduit à partir de l’âge de 9 à 12 mois. Le lait maternel et le lait de vache homogénéisé (3,25 % M.G.) comblent environ le tiers des besoins énergétiques du jeune enfant à partir de l’âge de 12 mois (OMS, 1998; OMS, 2009; Organisation panaméricaine de la santé, 2003).

Les boissons de soya enrichies ne constituent pas une bonne source principale de lait pour les enfants de moins de deux ans. Pour le nourrisson plus âgé et le jeune enfant qui n’est plus allaité et qui ne consomme pas de lait de vache, il est recommandé de lui donner des préparations commerciales à base de soya jusqu’à l’âge de deux ans.

Si l’on donne à l’occasion une boisson de soya enrichie comme aliment complémentaire, en plus du lait maternel ou du lait de vache comme principale source de lait, il doit s’agir d’une boisson de soya enrichie non aromatisée, riche en matières grasses (Dunham et Kollar, 2006).

D’autres boissons végétales, telles que le lait d’amandes, le lait de riz et le lait de noix de coco, ne sont pas comparables sur le plan nutritif au lait de vache homogénéisé (3,25 % M.G.). Elles ont une composition très différente de macronutriments et ne sont pas des substituts laitiers appropriés.

Recommander de limiter les jus de fruits et les boissons sucrées. Encourager la consommation d’eau pour étancher la soif.

Les jus de fruits ne contiennent pas de fibre, contrairement aux fruits entiers. On devrait privilégier les fruits et les légumes au lieu des jus, comme le recommande le Guide alimentaire canadien. On devrait servir uniquement des jus faits à 100 % de fruits ou légumes.

Recommander d’offrir de l’eau fréquemment (American Dental Association, 2004). On devrait offrir du jus beaucoup moins souvent ou même ne jamais en offrir.

Le passage du biberon à la tasse ouverte devrait se faire vers l’âge de 12 mois (IOM, 2011; AAP, 2009).

 Donner l’exemple et  inculquer de saines habitudes alimentaires que leurs enfants conserveront toute leur vie

Les parents, les dispensateurs de soins et les autres enfants influencent les préférences et les habitudes alimentaires (SCP, 2012). La petite enfance est une période où l’enfant découvre de nouveaux aliments et développe son goût pour des aliments sains. Les parents et les dispensateurs de soins jouent un rôle dans l’ouverture de l’enfant à apprécier une variété d’aliments (SCP, 2012; Addessi, Galloway, Visalberghi et Birch, 2005).

Manger avec le reste de la famille aide le jeune enfant à acquérir de saines habitudes alimentaires et de nouvelles habiletés par l’imitation (SCP, 2012). Le jeune enfant sera plus susceptible d’essayer et d’aimer une variété d’aliments s’il mange les mêmes aliments que le reste de la famille (Skafida, 2013; Ahern, et coll., 2013).

On peut également faire participer l’enfant à la préparation des aliments dès la petite enfance. Il peut par exemple choisir ou laver des légumes, ou encore mélanger des ingrédients. On suscite ainsi sa curiosité et son désir d’apprendre, ce qui contribue à créer de saines attitudes à l’égard de l’alimentation et un environnement nutritionnel favorable (Chu et coll., 2012).

 Pour la plupart des jeunes enfants en santé, rien ne permet de croire que l’utilisation de préparations commerciales est indiquée après un an.

Les boissons de soya ou de riz et les autres boissons végétales, même enrichies, ne sont pas des substituts acceptables du lait de vache durant les deux premières années de vie.


image-1Partie 1 : L’allaitement chez les 6-12 mois

image-6Partie 2 : La diversification chez les 6-12 mois

image-9Partie 4 : Résumé et es conclusions


Consultez l’énoncé complet ici : Santé Canada, Société canadienne de pédiatrie, Diététistes du Canada et Comité canadien pour l’allaitement (2014) La nutrition du nourrisson né à terme et en santé : Recommandations pour l’enfant âgé de 6 à 24 mois.

Source des images : Santé Canada

Recommandations Santé Canada :la diversification chez les 6-12 mois

Santé Canada a publié son énoncé sur les recommandations pour la nutrition des enfants de 6-24 mois.Il s’agit d’un énoncé conjoint de Santé Canada, de la Société canadienne de pédiatrie, des Diététistes du Canada et du Comité canadien pour l’allaitement qui concerne l’allaitement et la diversification alimentaire chez les 6-24 mois.

Voici un résumé des passages les plus importants à mon avis (extraits directement copiés du site web de Santé Canada). Oui, cet article est très long, mais il est intéressant, je vous le promet ;). Le résumé du résumé se trouve en rouge!


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Augmenter progressivement la fréquence quotidienne à laquelle des aliments complémentaires sont offerts, tout en continuant l’allaitement maternel.

De l’âge de six à huit mois, les parents et les dispensateurs de soins devraient tenter de donner deux ou trois repas et une ou deux collations composés d’aliments complémentaires, selon l’appétit du nourrisson plus âgé (OMS, 2009). Au cours de cette étape initiale, il est important que les parents et les dispensateurs de soins soient sensibles aux signes d’appétit.

La quantité de nourriture offerte devrait également se fonder sur les principes de l’alimentation sensible aux besoins de l’enfant.

La teneur en nutriments et la fréquence des repas devraient être adaptées aux besoins du nourrisson plus âgé (OPS, 2003). On devrait encourager les parents et les dispensateurs de soins à commencer en donnant de petites quantités d’aliments composant les repas de la famille, modifiés pour obtenir une texture et une grosseur appropriées à son âge et à son stade de développement. Ils devraient offrir plus de nourriture selon son appétit et ses signes de faim.

On peut donner au nourrisson âgé entre 9 et 11 mois jusqu’à trois repas par jour et une ou deux collations, également selon son appétit. La fréquence des repas et la quantité de nourriture augmentent avec l’âge, afin de tenir compte des besoins énergétiques plus élevés pour le développement et la croissance (OMS, 1998).

→Consultez les menus types fournis par Santé Canada, c’est très intéressant!

Des viandes et des substituts de viande riches en fer ainsi que des céréales enrichies de fer comme premiers aliments complémentaires. Encourager les parents et les dispensateurs de soins à progresser vers l’introduction de différents aliments nutritifs composant les repas de la famille.

À partir de six mois, les aliments complémentaires du nourrisson plus âgé peuvent être composés d’un grand nombre des mêmes aliments nutritifs consommés par la famille. Ils devraient être préparés et servis avec peu ou pas de sel ou de sucre ajouté (OMS, 2009).

Introduire des viandes et des substituts de viande riches en fer ainsi que des céréales enrichies de fer. Mis à part le fait que les aliments riches en fer sont les premiers aliments, il n’y a aucun ordre de priorité particulier pour l’introduction d’autres aliments ou groupes alimentaires (à l’exception du lait de vache). Les légumes, les fruits et les produits laitiers tels que le fromage et le yogourt peuvent être introduits entre l’âge de 6 et de 9 mois, en même temps qu’une variété d’aliments riches en fer

Encourager les parents et les dispensateurs de soins à faire participer les nourrissons et les jeunes enfants aux repas en famille.

Veiller à ce que les textures grumeleuses soient introduites au plus tard à 9 mois. Encourager l’introduction de différentes textures, modifiées à partir des repas de la famille, avant l’âge d’un an.

Lorsqu’on commence l’alimentation complémentaire, le nourrisson plus âgé développe les mouvements mandibulaires de haut en bas, qui lui permettent de « mâcher ». Ces mouvements permettent la consommation de certains aliments solides tels que des craquelins, des rôties et des céréales prêtes-à-manger, peu importe si les dents sont apparues (Morris et Klein, 2000; OMS, 1998).  Il est important que les parents et les dispensateurs de soins donnent une variété de textures douces (telles que des aliments grumeleux, cuits jusqu’à tendredeté et finement hachés, en purée, écrasés ou broyés) et d’aliments à manger avec les doigts à partir de l’âge de six mois. Les aliments qu’on mange avec les doigts sans danger comprennent des morceaux de légumes et de fruits bien cuits, des fruits mûrs et tendres comme des bananes, de la viande cuite finement coupée, hachée ou écrasée, du poisson sans arêtes et du poulet, du fromage râpé, des croûtes de pain ou des rôties.

L’efficacité d’un nourrisson plus âgé à consommer des aliments en purée atteindra un sommet à l’âge d’environ 10 mois, mais leur capacité de consommer d’autres aliments solides continuera de s’améliorer jusqu’à l’âge d’environ 24 mois (OMS, 1998

Le nourrisson plus âgé peut avoir un réflexe naturel d’un haut-le-cœur, et l’on devrait en discuter avec les parents et les dispensateurs de soins.

Encourager une alimentation sensible aux besoins de l’enfant en fonction de ses signes d’appétit et de satiété.

Pour éviter de sous-alimenter ou de suralimenter le nourrisson et le jeune enfant, les parents et les dispensateurs de soins doivent être sensibles aux signaux d’appétit et de satiété émis par les nourrissons et les jeunes enfants.

  • Permet à l’enfant de guider l’alimentation
  • Assure l’équilibre entre apporter de l’aide à l’enfant et l’encourager à s’alimenter seul, d’une manière appropriée à son niveau de développement.
  • Suppose un contact visuel et des encouragements verbaux positifs, mais aucune contrainte verbale ou physique
  • Suppose l’utilisation d’ustensiles appropriés à l’âge de l’enfant et à sa culture
  • Permet de réagir aux signes précoces d’appétit et de satiété
  • Réduit les distractions pendant les repas, les collations, les tétées ou les boires
  • Permet de prendre un repas dans un environnement confortable et sécuritaire
  • Tient compte des besoins de l’enfant, notamment des changements dans son état physique et émotionnel
  • Permet d’offrir différentes combinaisons d’aliments, de goûts et de textures

Pour les nourrissons plus âgés et les jeunes enfants, les parents et les dispensateurs de soins proposent une sélection d’aliments nutritifs, préparés et servis de façon sécuritaire, en plus de la source de lait offerte à l’enfant. À l’âge d’un an, les parents et les dispensateurs de soins deviennent responsables du moment et de l’endroit où la nourriture est consommée, en offrant des collations et des repas réguliers. Quel que soit son âge, l’enfant décide quelle quantité il veut manger et s’il veut manger (Satter, 2000).

Les parents doivent avoir confiance en la capacité de leur enfant de décider quelle quantité il veut manger et s’il veut manger (Satter, 2012). Ce type de soutien favorise l’autonomie (Satter, 1996).

Favoriser les aliments à manger avec les doigts pour encourager l’enfant à s’alimenter lui-même.

L’ajout d’aliments à manger avec les doigts aux premiers aliments complémentaires encourage l’enfant à manger seul dès le début (Townsend et Pitchford, 2012; Rapley, 2011). On estime que cette méthode favorise la période cruciale du développement oral et moteur pendant laquelle le nourrisson plus âgé est prêt à toucher la nourriture et à la « mâcher » (OMS, 1998; Rapley, 2011; Sachs, 2011; Wright, Cameron, Tsiakas et Parkinson, 2011).

Encourager l’enfant à boire dans une tasse ouverte en l’aidant au début.

Lorsqu’on introduit des liquides autres que le lait maternel, on peut utiliser une tasse ouverte. Il a été démontré que l’utilisation d’une tasse ouverte est une habileté sécuritaire et facile à apprendre pendant la petite enfance (Howard et coll., 2003; Lang, Lawrence et Orme, 1994).

On peut offrir de l’eau au nourrisson plus âgé dans une tasse ouverte en même temps que des aliments complémentaires. La nutrition du nourrisson né à terme et en santé : Recommandations pour l’enfant âgé de 6 à 24 mois Le passage du biberon à la tasse ouverte devrait se faire vers l’âge de 12 mois (IOM, 2011; AAP, 2009).

Consommer une variété d’aliments riches en fer. Veiller à ce que des aliments comme la viande et les substituts ainsi que les céréales enrichies de fer soient offerts chaque jour à plusieurs reprises

Attendre que l’enfant ait entre 9 et 12 mois pour introduire le lait de vache. Recommander de limiter la consommation de lait de vache à une quantité ne dépassant pas 750 ml par jour.

.*** Les aliments riches en fer et l’introduction du lait de vache feront l’objet d’une autre publication*** Si vous êtes intéressés à lire ce que Santé Canada en dit, allez lire l’énoncé complet!

Une surveillance doit être exercée en tout temps pendant que le nourrisson ou le jeune enfant est en train de manger.

Les parents et les dispensateurs de soins doivent surveiller le nourrisson ou le jeune enfant pendant qu’il mange et interagir activement avec lui. L’enfant doit être en position assise, ne doit pas être allongé, marcher, courir ou avoir des distractions lorsqu’il mange. Une bonne façon d’exercer une surveillance adéquate est de faire manger l’enfant avec le reste de la famille au moment du repas familial.

Éviter d’offrir des aliments solides durs, petits et ronds, lisses et collants, car ils peuvent être aspirés et causer l’étouffement.

Les aliments solides durs, petits et ronds, lisses et collants peuvent bloquer les voies aériennes de l’enfant (Société canadienne de pédiatrie, 2012; Rourke, Rourke et Leduc, 2011). Les aliments suivants sont dangereux pour les enfants âgés de moins de quatre ans : bonbons durs ou pastilles pour la toux, gommes à mâcher, maïs soufflé, guimauves, arachides ou autres noix, graines, poissons avec arêtes; collations enfilées sur des cure-dents ou des brochettes (Société canadienne de pédiatrie, 2012; American Academy of Pediatrics, 2010). L’aliment le plus couramment associé à un étouffement mortel chez les enfants est le hot dog (American Academy of Pediatrics, 2010). Les hot-dogs et les saucisses sont plus sécuritaires pour les enfants lorsqu’ils sont coupés en dés ou sur la longueur. Les aliments qui suivent sont sécuritaires lorsqu’ils sont préparés de la façon décrite :

  • Carottes crues et fruits durs comme des pommes, râpés
  • Enlever les noyaux des fruits
  • Couper les raisins
  • Fine couche de beurre d’arachides sur des craquelins ou des rôties. Le beurre d’arachide servi seul ou dans une cuillère pose un danger potentiel, car il peut coller au palais ou sur la paroi postérieure du pharynx et former une couche obstructive difficile à enlever, causant l’asphyxie (AAP, 2010).
  • Aliments ayant une texture fibreuse ou filandreuse, coupés finement, tels que du céleri ou de l’ananas.

La préparation et l’entreposage sécuritaires des aliments pour éviter les maladies d’origine alimentaire. Recommander d’éviter les produits contenant de la viande, des œufs, de la volaille ou du poisson cru ou pas assez cuit; le lait et les produits laitiers non pasteurisés; des jus non pasteurisés et la contamination croisée entre les aliments cuits et crus.

Ne pas donner de miel à un enfant de moins d’un an, pour aider à prévenir le botulisme infantile.

 

 


image-1Partie 1 : La diversification alimentaire chez les 6-12 mois

image-7Partie 3 : L’allaitement et la diversification chez les 12-24 mois

image-9Partie 4 : Résumé et mes conclusions


Consultez l’énoncé complet ici : Santé Canada, Société canadienne de pédiatrie, Diététistes du Canada et Comité canadien pour l’allaitement (2014) La nutrition du nourrisson né à terme et en santé : Recommandations pour l’enfant âgé de 6 à 24 mois.

Source des images : Santé Canada